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Novak Djokovic. Portrait de l’homme et du végétarien du mois

novak djokovic menu vegan cru

 I – Un sportif polyglotte, amateur de tous les sports

 

Novak Djokovic est né le 22 mai 1987 à Belgrade dans une famille de sportifs. Ses parents, d’anciens skieurs, ont épousé le métier de restaurateurs. Il a deux frères, Marko et Đorđe, également joueurs de tennis. Polyglotte, il s’exprime couramment en serbe, anglais, allemand, italien ou français. Il est passionné de sport, tous les sports, pas seulement le tennis. Dans chacun des grands pays du sport le plus populaire au monde—le football—il soutient un club. On le voit régulièrement dans les tribunes de l’étoile rouge de Belgrade, de Manchester United, du Real Madrid ou encore de Benfica, pour ne citer qu’eux.

 

Mais la vie de ce presque trentenaire n’a pas toujours été un havre de paix, coqueluche parmi les élites sportives mondiales. Son destin est autant fait de rencontres que de force de caractère. Dans un village de Serbie durant les années 90—période de guerre civile, la construction de trois terrains de tennis en face du restaurant familial va provoquer son histoire personnelle. Agé d’à peine six ans, il observe chaque jour méticuleusement les mouvements, les services et les duels de sportifs promis au succès. Jelena Genčić—qui avait découvert Monica Selles—est à l’origine de ces préparations d’été. Remarquant la passion avec laquelle ce jeune garçon s’imprègne du jeu elle lui propose de descendre sur le court. Novak se présente le lendemain à l’aube, une raquette dans une main, un sac dans l’autre. Lorsqu’elle l’ouvre le sac elle constate que ce dernier contient des vêtements de sport pliés méthodiquement, une bouteille d’eau et une banane. Un sac de professionnel.

« Je veux jouer au tennis, gagner, tout gagner »

C’est ce que le futur numéro un mondial aurait déclaré, la fusillant du regard, quand Jelena lui demanda si sa mère avait préparé ses affaires.

Novak Djokovic enfant 1ère interview 7 ansLa 1ère interview de Novak Djokovic, âgé d’à peine 7 ans.

Les parents de Novak hésitent. Ils ne sont pas favorables à ce que leur fils se lance dans une carrière de sportif dans un contexte politique aussi difficile et instable. Mais la réputation de Jelena, ses références ainsi que sa confiance dans le talent du jeune Novak, passionné et extrêmement appliqué, finissent par les convaincre. Pour permettre à Novak de se préparer au mieux, notamment de continuer son apprentissage à l’académie de Nikola Pilić à Munich sa famille fait des efforts financiers considérables, à la hauteur de son implication personnelle et de son talent. A seize ans à peine il passe professionnel, à dix-huit ans il est 78ème joueur mondial au classement ATP, aucune place pour le hasard dans ce destin implacable.

 

II – Une enfance difficile à l’origine de sa persévérance et son engagement

 

Novak Djokovic a poli sa personnalité déjà bien forgée au passage de chacun de ces obstacles politiques et économiques. A La persévérance qui le caractérise viscéralement l’engagement s’est naturellement ajouté, fruit du soutien et de l’amour indéfectibles de ses parents et des Jelena qui jalonnent sa vie. La femme qui partage sa vie, la mère de ses enfants s’appelle aussi Jelena, Jelena Ristic.

La mémoire de son enfance dans un pays en guerre ne s’est pas effacée avec le succès. Afin d’aider les enfants en proie au désœuvrement en Serbie il créée la Novak Djokovic Foundation qui mène des actions ciblées en faveur des enfants défavorisés. Il fait aussi des dons spontanés, comme lorsque le pays connaît des inondations exceptionnelles en 2014 alors que dans le même temps il remporte le Masters de Rome. Le contraste est trop grand, il décide de reverser l’entièreté de ses gains dans ce tournoi aux sinistrés. Cet engagement il va bientôt le mettre au service du véganisme, avec la même humilité et la même conviction qui le définissent.

 

III – Une alimentation vegan est au cœur de son succès

 

Souvent soumis à des pertes d’énergie, à un manque de résistance physique, un match va tout déclencher. Janvier 2010 open d’Australie, contre Jo-Wilfried Tsonga, en plein match Novak perd ses moyens à cause de problèmes gastriques. Le Dr Igor Cetojevic qui a vu le match et constaté l’effondrement physique du tennisman le contacte et le convainc d’adopter une alimentation sans gluten. Très vite il passe un pallier, se rapproche des deux légendes Nadal et Federer, avant de réussir à les battre régulièrement. Le 4 juillet 2011, un an et demi plus tard, il devient numéro un mondial pour la première fois de sa carrière.

Novak djokovic consolé par jo Wildried Tsonga open Australie 2010

Jo-Wilfried Tsonga console Novak Djokovic après leur confrontation à l’open d’Australie en 2010.

Fort de son expérience de sportif s’alimentant sans gluten, il publie en 2014 un livre intitulé Service Gagnant ayant un sous-titre frontal : Une alimentation sans gluten pour une parfaite forme physique et mentale. A ce sujet il déclare d’ailleurs :

« Ce régime a changé ma vie, ma carrière, m’a fait me sentir tellement mieux que j’ai eu envie de parler de mon expérience, justifie-t-il. Je ne fais pas ça pour influencer les gens, leur dire comment vivre ou quoi manger ».

Pragmatique, Novak s’engage mais toujours avec la même humilité. Sans être prosélyte il a valeur d’exemple et une influence grandissante. Andy Murray, l’actuel numéro 1 mondial, ainsi que le joueur français Jo-Wilfried Tsonga, se sont essayés au sans gluten depuis.

 

Egérie des produits gerblé sans gluten il franchi une autre étape en ouvrant, avec Jelena, un restaurant 100% Vegan nommé Eqvita à Monaco—leur lieu de résidence.

Novak Jelena Djokovic inauguration restaurant Vegan Eqvita Monaco

restaurant vegan eqvita novak djokovic monaco

Végétarien, vegan ? Ni l’un ni l’autre, Novak ne cherche pas à entrer dans une case ou une communauté, il mange ce qui lui fait se sentir mieux. Il annote parfois ses posts de cette incitation :

« Eat good, feel good »

Novak n’est pas un idéologue mais un pragmatique, il essaie et voit ce qui lui convient le mieux, et pour lui ça marche ! Passé à l’alimentation sans gluten il est devenu végétarien par la suite, pas par conviction mais parce qu’il a la sensation que son corps fonctionne mieux en ingérant uniquement des produits d’origine végétale. Il ne consomme ni œufs ni produits laitiers mais ne cache pas qu’il mange du poisson de temps à autre.

 

C’est peut-être ce qu’il faut retenir de Novak, essayer puis manger ce qui nous fait nous sentir bien !

Eat healthier, be stronger, live longer !

Une réflexion au sujet de « Novak Djokovic. Portrait de l’homme et du végétarien du mois »

  1. […] nombreux sportifs (lisez notre portrait sur Novak Djokovic) ou personnalités vantent les bienfaits d’une alimentation sans […]

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